Meurtes à la Saint Valentin 3D (2008)

28 décembre 2009

 

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Meurtres à la St Valentin 3D
(My Bloody Valentine 3D)
de Patrick Lussier (2008)

Avec Jensen Ackles, Jaime King, Kerr Smith, Kevin Tighe, Edi Gathegi, Tom Atkins, Betsy Rue, Megan Boone

La petite ville minière de Harmony est secouée par un terrible drame : à cause d’une erreur du débutant Tom Hanniger, cinq mineurs trouvent la mort, et Harry Warden, le seul à en avoir réchappé, est plongé dans le coma. Son désir de vengeance l’amène pourtant à se réveiller au bout d’un an, le jour de la Saint-Valentin, et il tue vingt-deux personnes avant d’être lui-même abattu…
Dix ans plus tard, Tom Hanniger revient dans la ville de Harmony, toujours hanté par son erreur aux conséquences dramatiques. Retrouvant son ancien amour Sarah, désormais mariée à son ami Axel devenu chef de la police, il espère pouvoir tirer un trait sur ce passé douloureux.
Mais le passé est tenace et, alors que les meurtres se multiplient dans la ville, il devient évident que Harry Warden est de retour pour achever sa vengeance…

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Meurtres à la St-Valentin 3D, est le remake d’un classique du cinéma d’horreur Meurtres à la Saint-Valentin de George Mihalka datant de 1981.
Cette version, signée Patrick Lussier (qui à commis l’affreux et très Z, Dracula 2001), est dans son ensemble un assez bon remake malgré quelques gros défauts qui l’empêche d’être une vraie réussite. Il parvient à l’inverse du Vendredi 13 de Marcus Nispel a conserver certains éléments cruciaux de l’original dont la personnalité de son tueur , Harry Warden, le cadre de la mine et des personnages assez consistants.
Mais si le slasher de 1981 était avant tout un vrai film d’horreur, inquiétant, sanglant et interdit aux moins de 18 ans, le film de Patrick Lussier lui ne navigue pas vraiment dans ces eaux troubles et malsaines. Son film est avant tout un gros divertissement, très sanglants qui avec son procédé 3D nous offre une œuvre de pure distraction accessible au plus grand nombre.

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Si l’époque est au remake en tout genre, le slasher n’est pas épargné par ce phénomène. Après les ratés de Black Christmas, Prom Night, Vendredi 13, les semi réussites du Halloween de Rob Zombie ou  The Toolbox Murder de Tobe Hooper, My Bloody Valentine débarque avec son procédé 3D et parvient à se hisser sur le haut du panier sans grosses difficultés. En ne cherchant jamais à trop s’éloigner de l’original, en s’autorisant quelques changement minimes mais en conservant les points fort de son modèle il nous offre un film bien réalisé au suspens assez bien entretenu, avec de belles scènes sanglantes pour corser son scénario convenu malgré tout….comme la très grande majorité des slashers de toutes époques.

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Incontestablement sa 3D est un atout majeur dans sa réussite, parvenant à rattraper certains choix peu judicieux et un final nettement moins intense que son modèle. Grace à ce procédé, le sang gicle abondamment sur le spectateur, divers objets viennent littéralement finir leurs courses dans le public (pioche, pistolet, branches, etc…) mais sert également à la mise en place de l’ambiance, devenant un élément important du film. Ainsi les scènes se déroulant dans la mine possèdent une incroyable profondeur, multipliant ainsi la sensation de danger, le tueur peut surgir de partout et offrant bon nombre de possibilité à la caméra lors de la découverte des nombreuses galeries désaffectées et mal éclairées. En parvenant à équilibrer l’utilisation de ce procédé,  Patrick Lussier nous offre diverses sensations entre sursaut et inquiétude grandissante.
Mais le vrai soucis est que malgré ces prouesses techniques, tout film se base sur un scénario et l’exploitation qu’en fait le réalisateur.
Malheureusement sur ce point le film par moment est loin de tenir la comparaison avec son prestigieux aînée.

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Si Meutres à la St Valentin lors de sa sortie en plein cœur de la mode slasher du début des années 80 avait marqué ses esprits, c’était essentiellement par son cadre original et son exploitation parfaitement réussie par George Mihalka. La description de cette petite ville minière et de ses habitants apportait un plus incontestable au film, permettant une identification aisée avec ses jeunes adultes, et non pas des ados comme à l’accoutumé, nous faisant partager leurs terreurs et leurs souffrances face au tueur implacable dans les galeries insalubres de la mine vétuste.
Dans son remake, Patrick Lussier ne s’intéresse que trop superficiellement à ses personnages, hormis le trio principal et deux seconds rôles assez bien intégrés au récit, d’ailleurs aucun d’entre eux n’est mineur, reléguant la cadre inquiétant de la mine qu’au second plan de son récit. Si le film débute et se termine dans la fameuse mine, la majorité du film se déroule dans plusieurs endroit de la ville, ôtant ainsi l’aura maléfique et inquiétante de la mine. Une erreur qui empêche le film de se mesurer à son modèle et ne lui permettant jamais d’atteindre le même niveau d’intensité hormis dans son début assez efficace se déroulant….dans la mine.

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En mettant trop en avant son tueur, Harry Warden, bien qu’en conservant sa personnalité, le réalisateur lui enlève toute son aura inquiétante, surtout lorsqu’il est absent. Face à sa caméra son mineur assassin est très efficace, barbare et sans pitié mais ne dépasse jamais son statut de meurtrier. Les rares moments où il exécute ses victimes dans sa mine,  il redevient terriblement effrayant, hantant les galeries comme une âme damné, alors que sorti de ce lieux particulier, il n’est qu’un vague cousin de Jason Vorhees et consorts.
Le plus terrible est le final, qui beaucoup trop bavard et parsemé de flash-back aussi explicatifs que inutiles, ne parvient jamais à créer la moindre tension, bien que parvenant à entretenir un certain suspens. En nous offrant de découvrir le tueur sans son masque durant toute la dernière scène , le réalisateur désamorce complètement l’impact horrifique de son final. Malgré une superbe idée réellement bien exploitée ou Harry Warden avançant à découvert vers ses victimes éclate les lampes de la galerie faisant avancer l’obscurité à chacun de ses pas.. A chaque néon explosé on entr’aperçoit alors le mineur dans sa tenue, pioche en main et masque sur le visage.
Mais on reste loin de la folie et de l’intensité du final de l’original malheureusement.

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Malgré ses défauts et ses choix malheureux ce remake de Meurtres à la Saint Valentin reste tout de même une assez belle réussite.
En nous offrant un tueur inquiétant et sans pitié digne héritier du Harry Warden original sans pour autant l’égaler, des personnages loin des stéréotypes adolescents de l’époque et de trop rares mais superbes scènes dans la mine le film parvient à vraiment nous divertir, aidé il est vrai par une belle exploitation de sa 3D. Ce slasher conserve tout son impact grace à de nombreuses scènes sanglantes, voir gore (mâchoire arrachée ou cœur extirpé à la pioche) et parvient à maintenir un réel suspens jusqu’à la fin. Une nouvelle vison du mythique film de George Mihalka qui contrairement à la majorité des remakes sortant actuellement parvient à tirer son épingle du jeu, ce qui est en soi presque un exploit…

 

ROSEMARY’S KILLER (1981)

11 mai 2009

 

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ROSEMARY’S KILLER
(The Prowler)
de Joseph Zito (1981)
avec Vicky Dawson, Christopher Goutman, Lawrence Tierney, Farley Granger, Cindy Weintraub.

Dans une institution réservée aux jeunes filles, c’est un grand jour : aujourd’hui, c’est la remise des diplômes et sera suivie d’une petite fête que chacune attendent. Pour les étudiantes, cette soirée représente une victoire sur Mr. Chatham, membre du conseil de l’école : il était parvenu à interdire cette cérémonie parce que 35 ans plutôt, durant la nuit qui avait suivie cette fête un drame effroyable était survenu : Rosemary, sa fille, avait été sauvagement assassiné à coup de fourche et le meurtrier, un mystérieux rôdeur en tenue de G.I., n’a jamais été appréhendé… Mais aujourd’hui, même si durant les 35 années d’interdiction aucun autre drame n’a été recensé, de vieux fantômes pourraient s’inviter au bal…

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The Prowler est un classique des slashers issus du début des années 80 et fait parti des vraies réussites de ce genre très codifié. On sent bien évidement que son inspiration se trouve du côté de Crystal Lake mais malgré tout le film parvient sans trop de difficulté à conserver une certaine originalité, lui conférant un intérêt plus important que la majorités des productions sorties dans cette période. Le film respecte scrupuleusement toutes les règles de ce genre (personnages stéréotypés, musique annonçant les prémices de la mise a mort, caméra subjective, meurtres sanglants, tueur sans pitié au passé mystérieux, etc..) mais sans jamais lasser ni ennuyer car Joseph Zito (le futur réal de Vendredi 13 Chapitre Final), imprime à son métrage un rythme élevé parsemé de nombreux moments de tension et peu avare en meurtres sanglants.

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Le réalisateur réussi à installer une véritable ambiance assez inquiétante, parvenant à faire monter la tension dès que le tueur semble être dans les parages et parvenant même à nous surprendre par moment, tant sur la violence des agissements de son G.I. assassin que sur la férocité avec laquelle il s’acharne sur ses victimes. Comme le suspens est bien maintenu, l’identité de l’assassin ne nous est dévoilé que tard dans le métrage, assurant ainsi un réel intérêt jusqu’au bout. De plus en réduisant au maximum les scènes de palabres inutiles, le rythme ne s’affaiblit pas et on n’évite les fameux dialogues vides et sans aucun intérêt si souvent présents dans ce genre de production. En procédant de la sorte, le jeu des acteurs parait moins surfait ou aussi mauvais que d’habitude et parvient à apporter au métrage un côté sérieux (ici l’humour est quasiment absent) lui offrant par un instant une ambiance assez malsaine très appréciable.

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Chargé des SFX, Tom Savini ( maquilleur fou et surdoué sur Vendredi 13 ou Zombie de Romero) s’en donne à cœur joie pour satisfaire les amateurs de victimes ensanglantées.Les meurtres se succèdent pour notre plus grand plaisir, assez variés et parfois surprenant (ce qui n’est pas rien vu le nombre de slashers sortis à cette période) mais ayant pour traits communs la violence graphique et l’abondance d’hémoglobine. Ce qui valu d’ailleurs au film de nombreux soucis avec la censure US (mais européenne également) tant pour son aspect visuel que la longueur de certaines de ses mises à mort. Si Jason Voorhees avait pour habitude de rapidement expédier ses victimes à trépas, ici le tueur semble se délecter des derniers instants de ses victimes.

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Au final ce The prowler est incontestablement l’un des meilleurs slasher, véritable classique du genre, tant par son aspect visuel, violent, ultra-sanglant dans ses mises à mort et au suspens parfaitement entretenu, que sur son respect des nombreux codes du genre sans pour autant manquer d’originalité par instants.
Une réussite dont le réalisateur Joseph Zito n’est pas étranger (pas étonnant que son Friday the 13th : Final Chapter soit l’un des plus réussi de la saga !), parvenant à conserver un rythme élevé durant toute la longueur de son métrage et nous offrant des meurtres très réussis voir impressionnant exécutés de main de maître par le géniallissime Tom Savini.

Tout simplement un de mes slasher favori qui ravira aisément les fans de Jason et de ses nombreux cousins mongoloïdes…
Bien évidemment ce film n’est toujours pas édité en dvd zone 2, mais est sorti dans une superbe copie zone 1 (VO uniquement) dans sa version intégrale.

VENDREDI 13 (2009)

22 février 2009

VENDREDI 13
(Friday the 13th)
de Marcus Nispel (2009)

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avec Jared Padalecki, Derek Mears, Amanda Righetti, Danielle Panabaker, Travis Van Winkle, Aaron Yoo, Julianna Guill, Arlen Escarpeta, Willa Ford, Ryan Hansen, Jonathan Sadowski, America Olivo

Une rumeur plane au-dessus des eaux de Crystal Lake : la mère d’un jeune handicapé nommé Jason, noyé lors d’une colonie de vacances, serait revenue pour accomplir sa vengeance contre les moniteurs. Assassinée, c’est bientôt son fils, revenu d’entre les morts, qui reprend le flambeau et décime quiconque s’aventurera du côté du lac …

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Dans la logique implacable de Hollywood de tout vouloir « remaker » il était évident que la série des Vendredi 13 y passerait tôt ou tard tant Jason Voorhees est une véritable icône de l’horreur de l’autre côté de l’Atlantique. Fort de leur succès commercial (100 m de $ de recette sur le sol américain) et en partie artistique du remake de Massacre à la Tronçonneuse, le duo Bay/Nispel se charge donc de redonner un nouveau départ à cette saga née en 1980 sous la houlette de Sean S. Cunningham. Ce qui s’annonçait à priori comme une bonne nouvelle, n’est en fait qu’une très grosse déception. Loin d’avoir réussi à retranscrire dans ce remake le même respect de l’original comme lors de celui du film de Tobe Hooper, ce Vendredi 13 est clairement destiné à un public adolescent ne connaissant pas ou peu les volets originaux de la série.

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Ce remake reste malgré tout un très honnête slasher, respectant scrupuleusement le cahier des charges ou presque (les meurtres ne possèdent pas le moindre instant de tension et sont très peu impressionnants surtout vis à vis des autres production horrifiques sorties ces dernières années).
Les jeunes adolescents/adultes sont comme à l’accoutumé, soit intéressés par le sexe, soit par le mélange alcool drogue, soit par les deux.
Les personnages sont caricaturaux au possible et tous les poncifs du genre sont bien présents. Si c’est dans la tradition de la série de manquer de finesse et bien dans ce film les stéréotypes sont encore plus criants et à une exception prêt on devine qui restera vivant à la fin du métrage.
Certains passages sont assez drôles (celui du jeune asiatique avec une crosse de hockey dans la main qui tombe nez à nez avec Jason et qui lui propose gentillement son objet) mais dans l’ensemble ça ne vole pas très haut quand ils ne tombent pas carrément à plat.

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Marcu Nispel sait filmer ses décors parfois vraiment magnifiques et trouve quelques bonnes idées pour faire avancer son métrage sans que son rythme ne vienne à faiblir. Le film est scindé en deux d’où le titre du film qui n’apparaît que au bout de 20/25 minutes de projection. Le réalisateur respecte les différents code du genre, nous offrant des passages où la caméra subjective produit un bel effet, filme son tueur de façon presque « trop » élégante et se permet même une introduction assez réussie avec une scène bien construite et probablement l’unique passage semblant faire partie cette saga horrifique. Car là où le film est un échec terrible, voir consternant pour tout fan, c’est que Marcus Nispel nous offre autre chose que ce à quoi on pouvait légitimement s’attendre : un Vendredi 13 !

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Bien que le film pullule de référence, clin d’œil ou autres scènes directement lés à la série originale, son tueur n’est pas Jason Voorhees.
Si dans le remake de Massacre à la Tronçonneuse ses personnages restaient assez proche de ceux de l’original avec quelques divergences ou rajouts positifs (le shérif) en conservant l’esprit du film, ici on est très très loin du compte.
Son nouveau Jason Voorhees est trop éloigné de celui crée dans le second volet et très peu développé par la série originale. Mais un élément important semblait pourtant évident : Jason Voorhees est un tueur implacable, déciment sans aucune forme de réflexion tout être vivant (lapins et chiens y compris) s’approchant de son territoire, monstre bestial sans la moindre compassion qui au fil des épisodes était devenu un être presque mythique autant lié à la réalité qu’au monde du phantasme.

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Dans ce remake le duo Nispel/Bay nous donne leur propre version, leur point de vue qui est complètement différent et qui au final change complètement le comportement et la nature même du tueur de Cristal Lake. Pour eux Jason Voorhees est une un chasseur masqué qui installe des pièges à loup, séquestre ces victimes, prend son temps pour tuer (la scène du sac de couchage et du piège à loup), fait des bonds et cavale après ces proies, construit tout un système de galeries souterraines avec des « alarmes » dans la forêt pour retrouver les fuyards. A force de vouloir redonner une nouvelle image à leur tueur, une nouvelle conception de ce qu’est un Vendredi 13, le duo nous offre autre chose que ce à quoi nous étions en droit d’attendre. Un simple slasher, assez bon malgré tout, mais certainement pas un nouvel épisode du tueur de Cristal Lake.

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De plus comme l’avait fait précédemment Rob Zombie avec sa version de Halloween, la première partie qui explique les origines et les raisons des meurtres de Jason est une belle réussite dans ses tout premiers instants mais dès que le tueur masqué fait son apparition et tue sa première victime le film bascule hors des sentiers codifiés de la série.
Le film oscille constamment entre références tirées des anciens volets (le bus du sixième épisode fait un retour inattendu, certains décors identiques au film original, plusieurs meurtres déjà vus, etc…) et (mauvaises) idées nouvelles destinées à rajeunir la saga.
D’ailleurs si le film ne portait pas ce titre, on aurait facilement imaginé qu’il n’était qu’un slasher efficace s’inspirant de la saga « Jasonienne » tout comme l’était par exemple The Burning dans les années 80.
Mais dès lors que le métrage nous présente son tueur au masque de hockey ayant pour nom Jason, qu’il ouvre sur la mort de Miss Voorhees et qu’il se déroule sur le site de Cristal Lake il déçoit et frustre tout fan de la série.

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Le plus étonnant est l’histoire qui nous est proposée pour remake du premier volet.
Passées les 20 premières minutes où le scénario s’attarde sur les deux premières histoires, le reste n’est en fait qu’une presque copie du quatrième volet, Chapitre Final. Hormis la famille habitant près du lac, dont le fils sera le véritable tueur de Jason « humain », tout le reste est bien présent : frère recherchant sa sœur, fête dans une maison où Jason viendra s’amuser à sa façon, déroulement de l’intrigue quasi identique sauf son final. Et là on s’enfonce presque dans la parodie avec cette fin qui est d’une bêtise désarmante et qui ne possède aucune logique, sauf celle de vouloir se rapprocher in-extremis des deux premiers épisodes de la série.
Autre phénomène pour le moins déroutant, est la facilité avec laquelle tous ces jeunes réussissent à trouver la maison où se terre le tueur alors que la police lors de sa longue enquête liée aux nombreuses disparitions n’a pu réussir à découvrir quoi que ce soit.

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Au final ce remake est un slasher tout à fait correct, qui probablement gagnera en violence et en meurtres sanglants dans une version »uncut » lors de sa sortie dvd, fâcheuse et injustifiée (artistiquement pas financièrement) mode depuis quelques temps, qui plaira très certainement aux novices de la saga, à ceux qui n’y portaient que très peu d’intérêt, mais qui laissera aux vrais fan un arrière goût très désagréable devant ce qui n’est finalement l’un des pire épisodes de cette série suscitant une véritable déception qui risque de condamner à jamais ce qu’était l’esprit de la saga.
Le Vendredi 13 de Marcus Niespel et Michael Bay n’est tout simplement pas un Vendredi 13…

HAPPY BIRTHDAY, Souhaitez de ne jamais y être invité (1982)

22 février 2009

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HAPPY BIRTHDAY, Souhaitez de ne jamais être invité

(Happy Birthday to Me)

de Jack Lee Thompson (1982)

avec Lawrence Dane, Glenn Ford, Sharon Acker, Melissa Sue Anderson, Frances Hyland, Tracy Bregman.

 

Virginia, une jeune fille de dix-huit ans, a été victime d’un grave accident de voiture au cours duquel sa mère est morte. Traumatisée,elle n’en garde aucun souvenir.
Au lycée, Virginia fait partie du ” groupe des dix “, cercle très fermé d’amis faisant partie de l’élite. Un jour avec ses amis, lors d’une virée en voiture,ils choisissent comme  distraction de sauter en voiture au-dessus de la rivière quand le pont mobile est levé. Soudain de lointains souvenir remontent a la surface, provoquant un malaise chez Virginia.
Le Dr Faraday, un psy, soigne la jeune fille: il veut l’aider à retrouver la mémoire et à se déculpabiliser.
Un a un,les membres du groupe disparaissent dans d’étranges circonstances a l’approche de l’anniversaire de Virginia.
Troublée et inquiète, elle commence a croire qu’elle n’est pas étrangère a ce phénomène, d’autant qu’aux yeux de son entourage elle devient la suspecte idéale…

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Happy Birthday est un bon slasher des années 80 qui a la particularité de se différencier de ses nombreux concurent en cette période post Vendredi 13 par son style et sa narration un peu décalée concernant les événement se déroulant. Non pas que ce film révolutionne le genre,on y retrouve de nombreux stéréotypes de ce genre de film : groupe d’adolescents qui se font assassinés, meurtres  à l’arme blanche, musique de circonstance plutôt angoissante lors des crimes et tueur impitoyable dont l’identité ne nous sera révélée que sur le tard. Un film qui par son originalité, bien que toute relative, aurait pu devenir d’une certaine façon culte (à l’image du très mauvais Sleepaway Camp et son twist mémorable) mais qui ne parvient jamais à vraiment convaincre et ce pour diverses raisons dont un final pour le moins incongru malgré la beauté morbide de la scène.

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Le film réussi à se démarquer des autres films du genre sortis à cette époque par le simple fait qu’il entretient une forme de suspens concernant la réalité des meurtres qui nous sont montrés et que seule l’héroïne semble voir, mais encore traumatisée par une douloureuse épreuve liée à son
passé, ne parvient jamais à être prise au sérieux par son entourage. Bien que sur la longueur cet élément ai tendance à perdre de sa crédibilité, l’idée est assez intéressante pour nous amener  jusqu’à son fameux final sans trop d’ennui.
On pourra malgré tout reprocher au film de ne pas exploiter correctement cet élément et à force d’hésiter entre pur slasher et éléments fantastiques, il fini par perdre en cohérence et devient par instant trop prévisible.

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Pourtant le film bénéficie également de scènes d’assassinat qui fonctionnent plutôt correctement et son assez bien amenées. On retiendra deux de ses meurtres, pour le moins originaux, une victime avalant brochette de barbecue “goulûment” et une autre subissant un un lifting fatal pat le biais d’une roue d’une moto. Mais là où le film encore une fois se plante malheureusement, c’est dans le manque de violence de ces fameuses scènes surtout dans une période où la plupart de ses concurrents n’hésitent pas à jouer dans la surenchère.
Un slasher ne possédant pas de meurtres sanglants ou fort peu (ce film d’ailleurs sorti en janvier 1982 en France, est un des rares a n’avoir obtenu qu’une interdiction aux moins de 13 ans !!!) est voué à l’échec surtout en ce début de décennie ayant produit les plus beaux fleurons du genre. Et le fait de ne pas posséder de tueur charismatique ne l’aide pas à marquer les esprits.

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Jack Lee Thompson assure une réalisation solide, sans toute fois faire preuve de beaucoup d’originalité, parvenant sur quelques meurtres à procurer un sentiment d’angoisse mais se trompant complètement sur le choix de certains tant ils ont déjà été montrés dans d’autres productions et de façon bien plus efficaces.
Le fait de trop privilégier les dialogues inutiles et les scènes assez ennuyeuses entre les jeunes ralenti considérablement son film et parvient in-extrémis à éviter l’ennui grace à une dernière partie assez prenante jusqu’à son final pour le moins malheureux.

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La photographie surtout dans la seconde partie du métrage est une très belle réussite, parvenant  a créer des moment assez envoûtants et une ambiance tendue et morbide à souhait.
Les acteurs,dont les rôles sont les sempiternels clichés, font le minimum sans verser dans le ridicule.
Glenn Ford, que l’on a connu plus investit dans d’autres films, est la pour son chèque, mais la véritable actrice a tirer son épingle du jeu reste Melissa Sue Anderson a milles lieues de sa petite maison dans la prairie.
Bien qu’elle ne soit pas exceptionnelle, son jeu tellement éloigné de l’image qu’elle véhiculait à l’époque (sur le petit écran) réussi à surprendre et finalement lui offre une véritable chance de sortir de son fameux rôle de “Marie Ingalls”. Peine perdue, au final car sa prestation passera presque inaperçue, tout comme le film d’ailleurs.

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Au final Happy Birthday est un slasher plutôt moyen dont les différences affichées en font une œuvre a part, mais, qui a détourner les codes connus et définis de ce genre, provoque un léger agacement chez le spectateur. Ce décalage se retourne contre lui, surtout dans son final un peu trop tiré par les cheveux a mon goût malgré une ambiance vraiment impressionnante.
Par son manque de cohésion , son manque de scènes sanglantes et certains choix assez malvenus cet Happy Birthday ne restera pas dans les anales du genre.
Néanmoins un film qu’il faut avoir vu au moins une fois si on est amateur de ce genre de production.

MEURTRES A LA SAINT-VALENTIN (1981)

23 janvier 2009

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MEURTRES A LA ST VALENTIN
(My Bloody Valentine)

de George Mihalka (1981)

avec Paul Kelman, Lori Hallier, Neil Affleck, Keith Knight, Alf Humphreys, Cynthia Dale, Helene Udy, Larry Reynolds, Don Franks.

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Il y a vingt ans le jour de la St Valentin, un tragique accident eu lieu dans une mine tuant cinq mineurs. Les contremaîtres n’ayant pas correctement respectés les normes de sécurités, pressés d’aller rejoindre le bal dans la salle des fêtes.Un homme a survécu a la catastrophe, Harry Warden, mais il dut être interné dans un établissement psychiatrique. Un an plus tard, ce dernier, lors de la fête de la St Valentin, revint se venger et assassina les responsables de cette catastrophe minière… Les années ont passé et dix neuf ans plus tard, le comité de la ville décide d’organiser un bal a l’occasion de la St Valentin, malgré les avertissements des anciens ayant connu l’épopée sanglante de Harry. En pleine finalisation de la fête, on découvre une boite de chocolat en forme de cœur avec a l’intérieur un mot d’avertissement et…un cœur bien réel baignant dans du sang….Avant la fin de cette nuit, la terreur va s’abattre a nouveau sur la petite communauté. L’esprit du mineur fou est dans tous les esprits !

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My Bloody Valentine est un slasher datant du début des années 80, la meilleure époque pour moi pour ce type de film et au même titre que The Burning (Carnage) ou The Prowler (Rosemary’s Killer), il profite de l’énorme succès de Vendredi 13 sorti un an plus tôt. Tout comme ces deux confrères, il fait partie des belles réussites du genre.Bien que possédant quelques faiblesses et par instant une certaine logique plus que limite, il tire facilement son épingle du jeu pour de nombreuses raisons.

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Si son scénario est des plus classique, il faut reconnaître que l’absence ici de jeune ado écervelé est un gros avantage. L’histoire nous présente une petite communauté dont la majorité des habitants travaillent dans une mine et plus particulièrement un groupe de jeunes adultes, mineurs bien évidemment, qui décident de fêter la St Valentin malgré une malédiction qui plane sur cette date. Bien que les rapports au sein de ce groupe semblent très classique, il faut reconnaître que leurs réactions face au danger, où ils se comportent de façon plus logique que dans l’ensemble de ce genre de production apportent une tension certaine.

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Les acteurs dans l’ensemble jouent plutôt correctement bien que leur rôle ne soient que très peu affiné (hormis le « héros ») et le tueur est réellement impressionnant. En tenue de mineur, masque à gaz sur le visage, armée d’une pioche il est particulièrement imposant et fait preuve d’une belle férocité dans les meurtres qu’il commet. Meurtres au passage très bien amenés et très sanglant (enfin visibles grâce à la sortie de la version Uncut en zone 1), très efficaces et inquiétant tant par le silence de Harry Warden (le tueur) que par les décors de la mine.

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La belle trouvaille du film est incontestablement son décors principal : une mine encore en activité . Lieu sombre et inquiétant, avec ces nombreuses galeries mal éclairées, ses diverses salles jonchées de matériel, accès réduits vers la surface (transformant la dernière partie du film en un vaste huis clos !) et la grande salle où les ouvriers se changent avec leur tenues suspendues au plafond et accessible grâce à un ingénieux système de cordes et poulies. Dans ce monde souterrain, les sons (bruits amplifiés de respiration à travers le masque,chuchotements, bruits de pas, échos diffus) et la lumière (assez faible du a un éclairage vétuste ou simplement celle provenant du casque des mineurs) offre par instant (principalement sur la fin du métrage) de véritables moments de tension permanente et de terreur pure.

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Toute la dernière partie du film est réellement bien maîtrisée par son réalisateur, nous offrant une partie de cache-cache mortelle, où le tueur, en maître des lieux, peut surgir à n’importe quel instant et de n’importe où pour massacrer les victimes égarées dans les galeries. A la manière du premier Vendredi 13 le réalisateur nous laisse dans le doute concernant l’identité de son tueur. Identité qui sera révélée lors de l’affrontement final entre un(e) survivant(e) et le mineur fou.De plus la proximité de la salle où se déroule la fête permet au réalisateur de passer d’une scène intense et morbide a un cadre nettement plus réjouissant où les jeunes dansent et boivent en espérant s’éclipser pour déclarer leur flamme (et plus si affinité) a leur douce Valentine, sans se douter que dans les profondeur de la mine, c’est la mort qui les attend.

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Même si le film possède malgré tout quelques défauts inhérents aux slasher de cette époque, les meurtres, enfin réintégrés dans la version parue récemment dans le dvd zone 1 uncut, particulièrement sanglant et sauvages font allègrement passer la pilule.La pioche du mineur assassin fait des ravages donnant certains meurtres particulièrement impressionnant (pioche traversant un visage de part en part et finissant par extraire un œil de son orbite) dans une ambiance tendue et malsaine.Et comme le meurtrier à la carrure imposante et au souffle inquiétant, souvent annonciateur de son arrivée, traque sans pitié ses victimes dans les profondeurs de sa mine, le métrage réussi parfaitement son objectif : effrayer.

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Au final ce Meurtres à la ST Valentin est une très belle réussite, intégrant parfaitement tous les codes du genre, bénéficiant d’un tueur particulièrement inquiétant, de décors assez originaux et bien exploité, et d’un bon suspens.Définitivement un classique du genre, traitant d’égal avec les plus beaux fleurons (Vendredi 13 part 1 et 2, Rosemary’s Killer et Carnage) et qui grâce à la sortie simultanée de son remake sur grand écran et de sa version intégrale en dvd, risque de refaire parler de lui.

HALLOWEEN (2007)

26 décembre 2008

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HALLOWEEN

de Rob Zombie (2007)

Avec Malcolm McDowell (Dr. Loomis), Brad Dourif (Sheriff Leigh Brackett), Daeg Faerch (Young Michael Myers), Tyler Mane (Adult Michael Myers), Sheri Moon (Deborah Myers), William Forsythe (Ronnie White), Udo Kier (Morgan Walker), Danny Trejo (Ismael Cruz), Scout Taylor-Compton (Laurie Strode), Dee Wallace (Cynthia Strode).

Un 31 octobre, à Haddonfield, Illinois, le soir de la fête des masques de Halloween… La vie du jeune Michael Myers, 10 ans, bascule.Troublé par des pulsions morbides, moqué par ses camarades d’école parce que sa mère est strip-teaseuse, harcelé par son beau-père, tourmenté par les premiers émois sexuels de sa soeur aînée, il revêt un masque en latex et, dans un accès de folie, assassine la moitié de sa famille au couteau de cuisine.
A la suite de cette nuit de cauchemar, il est pris en charge par le Docteur Sam Loomis, un brillant pédopsychiatre, mais tue sauvagement une infirmière, précipitant le suicide de sa mère, désespérée.
Un 31 octobre, 17 ans plus tard. Toujours dissimulé derrière un masque et enfermé dans son mutisme, Michael s’échappe de la prison psychiatrique où il a grandi et recommence à semer des cadavres sur sa route.
Convaincu qu’il est une incarnation du mal à l’état pur, le Docteur Loomis part sur sa piste. Celle-ci mène directement à Haddonfield, là où se trouve toujours la petite soeur de Michael,Laurie, seul membre de sa famille encore en vie.

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Le film de Rob Zombie est au final comme prévu, à la fois une pré-quelle et un remake de Halloween 1978.
La première partie du film nous montre donc l’évolution du jeune Michael Myers du jour d’Halloween jusqu’a son évasion de l’asile.
La seconde est le remake, ou plutôt l’adaptation du film de Carpenter par Rob Zombie.
Et la différence entre ces deux parties est vraiment très importante et déséquilibre assez nettement le métrage.

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La première partie donc, est la création de Rob Zombie (seuls le meurtre de sa sœur et l’évasion étaient déjà présent dans l’original !), et est une formidable réussite a bien des niveaux.
Tout d’abord l’approche social de l’univers du jeune Michael (problèmes familiaux et scolaires en tout genre, manque de confiance en soi et goût prononcé pour le morbide) est vraiment bien exposé rendant le cheminement meurtrier de notre jeune personnage inéluctable.
Ensuite le comportement des adultes envers ce jeune meurtrier lors de son internement est lui bien construit, donnant une explication plausible du mutisme dans lequel Michael Myers se réfugie. Une solitude engendrée par de trop nombreuses déceptions et mensonges pour au final aboutir sur l’isolement le plus total jusqu’à l’humiliation de trop qui engendrera le monstre que l’on connaît.
De plus on nous explique simplement mais brillamment d’où vient le fameux masque et pourquoi Michael le porte, ce qui pour tout fan est une belle satisfaction.

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Les acteurs sont vraiment très brillants, hormis la jeune Scout Taylor-Crampton dont sa version de Laurie Stode est bien faible vis à vis de l’originale, et tout particulièrement Sheri Moon Zombie en mère désemparée par le geste monstrueux de son enfant chéri.
Malgré tout l’amour qu’elle garde pour lui, lentement elle voit son fils se transformer en un être sanguinaire et violent, n’ayant plus rien de commun avec son Michael. Une douleur palpable et qui apporte une touche émotionnelle bien surprenante mais très appréciable !
Et que dire de  Malcolm McDowell en docteur Loomis ? Même s’il ne fait pas oublier l’immense Donald Pleasance, il réussi tout de même a rendre son rôle très intéressant, apportant dans ses rapports avec son jeune patient, un coté paternel qu’il gardera jusqu’au bout du film. Finalement un excellent choix de Rob Zombie pour l’attribution du rôle !

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Tyler Mane dans le rôle du psychopathe est parfaitement crédible et du fait de son imposante carrure réussi à rendre son Michael Myers brutal et impressionnant. On pourra juste regretter qu’au final son personnage s’apparente plus à un Jason Vorhees qu’à celui crée par Carpenter.
Mais le genre, la découverte est le jeune Daeg Faerch, dont le rôle étant malgré tout très complexe, réussi a réellement impressionné ! Il faut voir son regard totalement dubitatif, voir contemplatif qu’il porte sur le cadavre de ses victimes ensanglantées. Derrière ce visage de poupon attendrissant somnole un furieux psychopathe…

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Autre moment réellement impressionnant : les meurtres, car Michael tue déjà avant de s’en prendre a sa sœur….
Le premier meurtre est vraiment un grand moment de barbarie, malsaine, violente et dérangeante. Un gros choc !
A noter le générique ne commence qu’après un bon moment de métrage, mais quand résonne le thème de Halloween de Carpenter, remixé superbement façon Zombie, un réel moment de joie intense !

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La seconde partie débute réellement a l’arrivée de Myers en ville, démarrant ainsi la partie remake du Halloween de Carpenter.
Le vrai problème est le constante hésitation de son réalisateur entre sa propre vision du tueur masquée et celle de Carpenter.
Et très rapidement une pointe de déception se fait sentir, d’autant plus que la première partie était une superbe réussite qui nous laissait espérer énormément pour la suite du métrage !

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Car immédiatement, la différence entre les deux versions est évidente, mais surtout les deux points de vue presque opposés des deux réalisateurs.
Dans celui de Carpenter, Myers apparaissait comme une entité presque surnaturelle, une réincarnation du mal absolu, le fameux Boogeyman américain. Mais ici cette approche est définitivement impossible de par la première partie, rendant Michael Myers totalement humain devenant définitivement un monstre sans la moindre compassion, ni pitié.
Sans rentrer dans les détails ces deux points de vue que tente de faire cohabiter Rob Zombie déséquilibre totalement son film. De plus certaines scènes mythiques de l’œuvre originale sont ici totalement gâchées (Michael apparaissant a une de ses victimes affublé d’un drap blanc ou la stèle Myers).
Mais attention, cela ne rend pas non plus cette partie totalement ratée !

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Plusieurs points positifs sont a notés dont certains vraiment superbes.
Ici Myers, de part son humanité, nous fait vivre de vrais moments émouvants qui sont tout simplement magnifiques.
De plus les meurtres  sont incroyablement brutaux et sanglants, rarement on aura eu l’occasion ce voir Michael Myers dans un tel état de furie destructrice, véritable animal, brutal et inarrêtable.
D’ailleurs cette seconde partie réussie a créer une tension énorme, allant crescendo jusqu’à son final. Sur ce point, le film est vraiment d’une intensité par moment suffocante.

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Mais la grosse faiblesse du film est incontestablement ce final.
En ne sachant pas trop comment terminer son remake et en voulant apparemment se différencier de celle parfaitement réussie de Carpenter, Rob Zombie nous offre un duel acharné entre Lorie et Michael. Une fin à rallonge, qui même si elle contient une réelle tension elle n’est pas vraiment crédible et surtout semble vouloir mettre un terme à la série.

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Pour la musique (hormis dans la première partie avec une chanson « Love Hurts » sur une scène voulue émouvante mais totalement discréditée par ce mauvais choix) un vrai travail d’orfèvre. On a tout simplement droit a de nombreux morceaux de la B.O originale créée par Carpenter mais retravaillée pour l’occasion. Ce qui apporte vraiment une bouffée de tension supplémentaire au film.

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Pour résumé, HALLOWEEN 2007 possède une première partie frôlant la perfection et une seconde moins réussie pour un résultat plutôt positif.
Le film de Rob Zombie reste un énorme film d’horreur, certes mal équilibré et aux choix parfois discutables, mais largement supérieur a toutes les suites du chef d’oeuvre de Carpenter.

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Dommage que Rob se soit frotté de trop près par instant de l’œuvre originale, car en s’écartent de celle-ci, le résultat aurait pu donner une œuvre plus personnelle et probablement plus réussie. Car indéniablement (surtout grace a sa première partie) Rob Zombie confirme haut la main qu’il fait parti des grands réalisateurs du genre !

TOUS LES GARCONS AIMENT MANDY LANE (2007)

9 décembre 2008

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Tous les Garçons Aiment Mandy Lane
(All the Boys Love Mandy Lane)

de Jonathan Levine (2007)

avec Amber Heard – Anson Mount – Michael Welch – Aaron Himelstein – Edwin Hodge – Whitney Able.

Mandy Lane. Belle. Pure et innocente. Une reine lycéenne en attente d’être couronnée. Depuis le début de l’année scolaire, tous les garçons ont cherché à la conquérir. Certains ont même trouvé la mort dans leur quête désespérée de cet ange texan de 16 ans.
Chloe et Red invitent Mandy à passer le week-end dans un ranch familial. Pour Mandy, c’est une opportunité de se faire de nouveaux amis. Pour les garçons présents, une chance unique de la côtoyer. Sur la route qui mène au ranch, les travaux d’approche commencent.

Une fois au ranch, chacun tente sa chance, espérant être le premier à atteindre Mandy Lane. La nuit tombée, quand l’alcool, les drogues et les hormones mènent la danse, des choses sont dites et des pas franchis sur lesquels on ne pourra plus revenir…

 

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Tous les Garçons Aiment Mandy Lane est un film atypique. Slasher sans vraiment en être un (sauf dans sa seconde partie et encore), comédie ado (sans jamais sombrer dans l’humour mais en conservant certains codes), mais surtout véritable drame matinée d’une étude sur le monde des lycées américains pour le moins particulier.

Là où l’on pouvait s’attendre à un slasher typique des années 90 avec son lot de jeunes ados stupides pourchassés par un tueur peu convaincant dont la futilité des motivations pouvait exaspérer (Prom Night version 2008 en est le dernier exemple !), Jonathan Levine s’éloigne de ce concept usé jusqu’à la moelle et peu efficace en insufflant à son métrage une profondeur pour le moins intéressante.

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Le réalisateur ne se laisse jamais aller à une certaine facilité et préfère s’aventurer sur un chemin pour le moins risqué : celui du mélange des genres. Et il faut reconnaître qu’il s’en sort formidablement bien, réussissant à donner à son métrage une ambiance décalée dont l’ambiance rappelle par instant le cinéma des années 70.

Il décrit avec un certain brio les rapports des lycéens américains face au désir et aux pulsions qui en découle. L’objet de tous ces désirs se nomme Mandy Lane, véritable phantasme ambulant dont la seule présence est une véritable ode au plaisir.

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Mandy Lane, interprétée très brillamment par la jeune Amber Heard, fille nettement plus mature que ses compagnons de classe et dont la sensualité est une véritable malédiction pour elle. De ce fait ses rapports avec la gente masculine sont irrémédiablement faussés et la pousse à une véritable solitude affective (elle n’a qu’un seul ami) et physique tant elle se préserve de tout contact avec l’autre. Mais pourtant elle ne se renferme pas sur elle même mais fini par jouer de son côté « sexy ».

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Toujours à la limite entre un côté « naturellement » sensuel et une certaine forme de représentation en public où ses formes fort des ravages, tant sur les élèves pour le moins idiots et démonstratifs que sur d’autres nettement moins extravertis. Le film trouve toute sa force et son principal intérêt dans cet élément : quel adolescent passera à l’action et tentera de gagner l’attention de Mandy Lane.

 

Le réalisateur parvient parfaitement à retranscrire cette tension sexuelle, dont l’afflux de testostérone provoque des réactions pour le moins extrêmes et incontrôlées chez ses adolescents. Mandy Lane est au centre de toutes les attentions et des désirs les plus fous de ces jeunes, créant des véritables affrontement entre ces jeunes mâles dont l’inexpérience et la proximité de ce corps affolant débouchera sur de véritables drame.

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Ainsi en voulant capter le regard de Mandy Lane et de lui prouver sa virilité, un jeune homme n’hésitera pas à se jeter du toit de sa maison lors d’une party pour plonger dans la piscine. Malheureusement pour lui se sera le plongeon fatal. Non pas qu’il soit suicidaire mais le fait d’être imbibé d’alcool faussera considérablement son jugement.

 

L’alcool autre facteur important du film, véritable fléau de la jeune dorée américaine où de nombreuses soirées finissent par des actes sexuels voir des viols dans la réalité, qui apparemment a du connaître le réalisateur. L’alcool comme facteur déclenchant des pires folies, des pus insensés comportement, annihilateur de toute retenue pour ces jeunes fous de désir. Et Mandy Lane assiste mi-effrayée mi désorientée à ce spectacle en prenant conscience du danger qui la guette.

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Pourtant elle finie par accepter une virée dans le ranch d’un de ses camarades de lycé où le drame va se dérouler. Car bien plus qu’un simple slasher, le métrage est incontestablement un drame proche du cinéma de Larry Clark (Kids, Bully, Ken Park), alliant étude de mœurs sur les adolescents américains et décomposition d’une société n’ayant plus aucun repère de valeur.

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La dernière partie du film se déroulant donc dans le ranch isolé est un mélange entre drame et pur slasher. Si le fait de réunir ces jeunes avec Mandy Lane dans lieu isolé, avec quantité d’alcool et de drogues consommées, est une idée brillante, véritable concentration de tensions sexuelles, palpables où chacun essayera à sa manière de gagner le corps de Mandy Lane.

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Mais un élément extérieur va modifier la donne : la présence du gardien de la maison, homme mur et immédiatement décelé comme un concurrent direct par les adolescents. Véritable chaperon et seul « mâle » semblant immunisé par l’attraction de Mandy Lane, ce qui troublera fortement cette dernière. Dès lors la nuit qui s’annonce sera le point culminant où chacun tentera une dernière fois de s’approprier les faveurs de leur Reine de Beauté, quitte à blesser et à éliminer du jeu ses adversaires potentiels alors que dehors rode un inconnu armé décidé à décimer l’assistance…

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Si All the Boys Mandy Lane n’est pas un slasher à proprement parler, il regroupe tout de même pas mal de points commun avec le genre : jeune ados s’adonnant à des pratiques sexuelles, consommation de drogue et d’alcool, tueur au visage dissimulé, mise en place des meurtres avec caméra subjective. Pourtant ce n’est là qu’un prétexte amenant le film vers un final surprenant et qui de mon point de vue est sa seule faiblesse. Cette partie est presque en contradiction avec la première partie, donnant une orientation générale au métrage fort différente, bien que cette modification dans certains comportement n’est pas non plus totalement injustifiée.

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Dans l’ensemble les jeunes acteurs composant le groupe d’adolescents interprète de façon assez convaincantes leurs personnages, sans tomber dans les travers de ce genre de production mais bien évidemment l’actrice Amber Heard dans le rôle titre emporte la mise. A la fois jeune fille innocente et femme sensuelle provoquant de véritables ravages sur la libido masculine, elle est d’une justesse affolante et même dans la dernière partie du film reste parfaitement crédible. Une belle découverte que cette jeune actrice dont le nom risque de rapidement se faire connaître.

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Au final Jonathan Levine réussi à nous offrir un excellent film, bien qu’ici où là certaines imperfections sont notables mais ne viennent en rien gâcher la qualité du métrage. En mélangeant brillamment les genres, il nous offre une véritable descente aux enfers quasi parfaite (le final ???).Véritable étude du comportement masculin face au désir sexuel, du malaise qu’il peut provoquer et le violence verbale ou physique qui peut en découler, le tout agrémenté de quelques meurtres assez durs mais dont la présence ne pourra satisfaire le spectateur venu assister à un pur film d’horreur et encore moins un fan de slasher.

Mais pour ceux qui ne craignent pas de se risquer à un autre cinéma, le jeu en vaut la chandelle…

THE STRANGERS (2007)

30 novembre 2008

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The Strangers

de Bryan Bertino (2007)

avec Liv Tyler, Scott Speedman, Glenn Howerton, Gemma Ward, Kip Weeks, Laura Margolis

L’ambiance est lourde dans la maison de famille isolée où James et sa compagne Kristen séjournent. Et pour cause: cette dernière vient de rejeter la demande en mariage du jeune homme. Alors qu’un processus de réconciliation se met timidement en branle, quelqu’un frappe violemment à la porte: une jeune femme, dont le visage demeure caché dans le noir, demande à parler à une certaine Tamara. C’est le début d’une nuit cauchemardesque pour Kristen et James, qui tentent par tous les moyens d’empêcher un homme et deux femmes, masqués et solidement armés, de pénétrer dans la maison.

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 The Strangers est film fantastique fleuretant avec le slasher et dans la ligne des récents Ils mais surtout de Motel.On retrouve un jeune couple en week-end dans une maison isolée où se trame un micro-drame. Les deux tourtereaux essayent de se réconcilier suite au refus de la demande de mariage de la belle.Le réalisateur réussi là une très bonne première partie en nous plongeant rapidement dans un ambiance lourde et tendue, non pas face à un quelconque danger extérieur mais en s’aventurant assez brillamment dans le contexte dramatique d’un couple au bord de la rupture.

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En quelques plans il réussi à mettre en place un climat oppressant du non seulement à l’isolement de la maison mais aussi à une forme de gêne entre les deux protagonistes, où chaque silence, chaque regard semble avoir son importance.Ainsi il réussi à nous intéresser aux deux personnages principaux, créant un lien quasi affectif avec eux, ce qui apportera beaucoup lors de la suite des événements.

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Et alors que les choses semblent pouvoir s’arranger, sans heurt et sans fracas, les assaillants passent à l’action. De façon progressive ils viennent intégrer l’histoire, se faisant de plus en plus présent au fil des minutes.Là encore le réalisateur réussi son coup en leur donnant l’apparence de quasi-fantômes tant sur leur aspect physiques (leurs visages sont dissimulés par des masques inexpressif) que sur leur comportement. Ils n’interviennent directement que très rarement  sur le couple mais leur présence et leur apparitions entretiennent un véritable climat d’angoisse et qui deviendra insoutenable à l’approche du climax final.

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Dans ce film, l’absence joue un rôle important, car le danger est palpable mais invisible dans la majeure partie du film. Les silences où les deux héros tentent de percevoir la présence des assaillants, sont terriblement efficaces et quand surviennent des bruits ayant rapport ou pas avec les « étrangers » , l’effet est terriblement saisissant. Ces personnes masquées, dont on ne saura jamais les motivations réelles qui justifieraient leurs actes, prennent leur temps afin de pousser leurs victimes à bout jusque dans un final terrifiant.
Une fin sans concession, assez rare dans le ciné de genre pour le noter, éviter de sombrer dans la facilité comme pouvait le faire le final grossier de Motel.

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Liv Tyler et Scott Speedman sont parfaitement crédibles dans leur rôle et bénéficie d’une réalisation faisant la part belle à leur jeu. A aucun moment leur comportement n’échappe à la logique de la situation et la première partie du métrage réussi à définitivement à les installer en couple légitime.
Les assaillants au visage masqués, malgré leur silence dans la quasi totalité du métrage, réussissent parfaitement à nous inquiéter et là encore le réalisateur ne se trompe pas en ne nous les montrant que brièvement jusque dans son dernier tiers où leur présence assure un impact très fort au film. Dans ce huis-clos réaliste, les acteurs sont un des points fort du métrage.

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Bryan Bertino, sur un sujet déjà vu à maintes reprises, réussi de véritables prouesses en réussissant à nous bluffer jusqu’au final. Là où d’autres usent et abusent d’effet de caméra, lui il se contente du stricte minimum, apportant un rythme lent et intense sur toute la longueur de son film, soignant tout particulièrement ses cadres et tentant au maximum de rester crédible dans toute situation.

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En ne nous donnant aucune explication sur les agissement violents et gratuits des assaillants, en ne leur offrant quasi jamais la parole et en se contentant de filmer sur certains gros plans leurs regards quasi inexpressif dissimulés par des masques très simples, il insuffle à son métrage un réel sentiment de terreur dans une ambiance pesante voir étouffante.Et son final est une véritable merveille d’angoisse où la situation malsaine et suffocante nous scotche littéralement sur notre fauteuil.

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Au final The Strangers est une formidable réussite, semblant tout droit sorti des années 70, assumant pleinement ces références (une scène très proche du Halloween de Carpenter en est une belle preuve) et réussissant à être terriblement efficace de bout en bout.Véritable film d’épouvante, parfaitement mis en image et remarquablement bien interprété, ce film ne s’éloigne jamais de son objectif premier : nous plonger dans un climat stressant et nous offrir de formidables frissons d’angoisse.

LA NUIT DES MASQUES (Halloween 1978)

31 juillet 2008

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LA NUIT DES MASQUES
(Halloween)

de John Carpenter (1978)

Avec Jamie Lee Curtis, Donald Pleasence, Brian Andrews, Nancy Loomis, Kyle Richards, P.J. Soles, Nick Castle.

Halloween reçut le prix de la critique a Avoriaz en 79, le Grand Prix du public au festival du Rex a Paris et Jamie Lee y reçut le prix d’interprétation féminine.

La nuit d’Halloween 1963… Le jeune Michael Myers poignarde sauvagement sa soeur aînée Judith. Après son geste, Michael se mure dans le silence et est interné dans un asile psychiatrique. Quinze ans plus tard, il s’échappe de l’hôpital et retourne sur les lieux de son crime. Commence alors une longue nuit de terreur pour les jeunes de Haddonfield.

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Quand Carpenter s’attaque au tournage de son HALLOWEEN, il ne se doute pas du choc qu’il va provoquer dans le monde du cinéma. Son petit film d’épouvante au budget minimal de 300.000 $ (il va en rapporter près de 75 millions a ses producteurs!), tourné en 22 jours, avec pour seul acteur vraiment connu le britannique Donald Pleasence va devenir un véritable phénomène, un film culte pour toute une génération et un immense chef d’oeuvre pour la grande majorité des fans de cinéma horrifique.

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HALLOWEEN est un film particulièrement réussi a tous les niveaux et presque 30 ans après sa sortie, reste la référence dans le genre. Un film aux six suites (plus ou moins bonnes) et qui vient d’avoir droit a son remake (Rob Zombie !), mais qui jamais n’a été inquiété dans son statut de film d’exception.

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John Carpenter pour son second métrage (le troisième si l’on prend en compte son “travail” d’étudiant Dark Star) nous délivre un film d’épouvante terrifiant a partir d’un scénario pour le moins simpliste et assez peu développé au final. Cette histoire de tueur revenant semer la mort sur les lieux de son méfait aurait pu être d’une banalité et d’un intérêt limité si la réalisation n’était pas a ce point maîtrisée ! Car ici, rien n’est laissé au hasard et chaque plan est méticuleusement filmé par Big John.

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Ainsi pour faire monter la tension, présente sur toute la longueur du métrage, il use a merveille de la profondeur des images.
On trouve souvent la victime au premier plan et Myers plus loin en arrière plan. Souvent l’assassin se tient immobile pour disparaître du champs, augmentant le capital frayeur de la scène, car finalement ce n’est pas la présence du tueur qui est le plus effrayant mais son absence de l’écran. Plus le film avance et plus cette méthode porte ses fruits, atteignant le summum lors de deux scènes avec Jamie Lee Curtis : lors de leur premier “affrontement” quand Laurie découvre les cadavres de ses amis, horrifié elle s’appuie contre un mur et de l’obscurité s’avance lentement le tueur dont seul émerge le masque blanc blafard proche, très proche d’elle… Lors de l’affrontement final ou Myers est laissé pour mort dans la chambre, après avoir envoyé les enfants chercher les secours, Laurie reste assise contre l’encadrement de la porte de la chambre et l’on voit lentement, derrière elle, Myers revenir a la vie et se diriger vers elle. Deux scènes absolument terrifiantes et qui font monter la tension a des niveaux rarement atteint ! Curieusement le cinéma asiatique nous ressert souvent ce genre de scène dans ces meilleures productions. Fruit du pur hasard ?

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Le film possède une sensationnelle ambiance morbide et envoûtante a la fois. On ressent toute la magie de cette fête au travers de cette oeuvre, permettant facilement les interactions entre réel et irréel (les fameuses références et interrogations sur le Boogyman, les gens déguisés parcourant les ruelles de la ville, etc…). Le rythme languissant du métrage, provoque une sensation assez étrange, comme un cauchemar éveillé qui malheureusement ne sera pas effacé par un quelconque réveil salvateur. Car pour unique sortie, seuls instants ou le rythme s’accélère quelque peu, seul réveil de cet état de somnolence délicieuse imprimée par les images, ce sont les meurtres de Myers. Chaque intervention au premier plan du tueur est ponctuée par un meurtre douloureux et pénible appuyé par une musique et des sons stridents. Un cauchemar dont la lame de couteau et les mains du tueur sont le dernières marques visibles sur la nuit de ses victimes.

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Bien que les morts soient assez peu nombreux, John Carpenter apporte un soin particulier a leur déroulement et tout particulièrement aux préliminaires. On peut facilement faire une comparaison avec un acte sexuel, même si cela peut paraître curieux. Quand le tueur a choisi sa victime (surtout le meurtre de Annie) , il prend son temps en l’observant, paraissant parfois la frôler (les fameux arrières plans) et brutalement, au moment où la tension atteint son paroxysme, prend possession de son corps, brutalement et ne lui offrant que l’agonie et la mort pour orgasme.

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John Carpenter fait preuve d’une grande sobriété et d’une belle retenue quand aux agissements de son tueur. Michael Myers agit discrètement, simplement et logiquement. Le meurtre ne semble être que la finalité de son processus de destruction. Le temps d’observation et d’attente semblent être un élément essentiel pour qu’il puisse agir. Ce qui d’ailleurs fera grandement défaut aux autres volets de cette série ! Quand enfin il agit et assassine, ces meurtres sont très peu sanglants mais chose curieuse, son observation se poursuit après le décès de sa victime. Myers est avant tout un voyeur terrifiant et travaille comme un véritable artiste, composant de véritables tableaux avec la mort (choix de sa victime, meurtre et contemplation de son oeuvre !). Sa plus belle réussite, l’exposition de Annie avec la stèle Myers sur le lit !

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N’en déplaise a certains, Halloween n’a pas inventé le slasher, historiquement parlant. Lui ont précédé sur ce terrain La Baie Sanglante de Mario Bava et Black Christmas de Bob Clark. Mais le film de Carpenter a lancé la mode des slashers, principalement grace a son énorme succès au box-office américain.Mais aucun n’est parvenu a atteindre un tel niveau de popularité…..car Carpenter a un atout de poids : son tueur, Michael Myers !

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Big John impose définitivement et magistralement le prototype même du légendaire Boogeyman (croquemitaine en VF !) Un meurtrier impitoyable s’en prenant principalement aux jeunes la nuit tombée et possédant une immortalité de par son statut de mal absolu. Le Dr Loomis ne cesse de le répéter, il n’est pas humain, il est la réincarnation du mal ! En le regardant agir, les doutes sont dissipés, par une force mystérieuse emplie de rage et de puissance, Myers est inarrétable, ni les lames, ni les balles ne peuvent stopper ça marche en avant, tel le messager de la mort, quand il vous observe, vos instants sont comptés. Seule Laurie semble immunisée contre cette fatalité, probablement par les liens familiaux qui la relie a l’assassin

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De plus le masque porté par Myers (une réplique modifiée du capitaine Kirk dans Star Treck !) lui enlève toute trace de réaction face a ses actes et seuls ses yeux noirs et profonds restent visibles. Mais là encore, rien ne transparaît dans son regard, impassible et scrutant profondément ses victimes. Si le regard est le reflet de l’âme, celle de Michael Myers est noire et inhumaine. Rien d’ailleurs ne rattache fondamentalement ce tueur a l’Homme. Bien que d’apparence incontestablement il en est un, son comportement lui est étranger a toute forme d’humanité. De sa démarche particulière à la contemplation morbide de ses meurtres, il ne nous propose aucune gestuelle comparable à celle d’un jeune homme !

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Les acteurs du film sont parfaitement crédibles et deux d’entre eux sont devenus de véritables icones du cinéma de genre. Jaimie Lee Curtis (la fille de Janet Leigh qui seront d’ailleurs associées dans le Fog de Carpenter !) dans le rôle de Laurie Strode Myers, devient la référence pour ce genre de film. Grace au talent indéniable dont elle fait déjà preuve dans ce film, son personnage réussi a nous tenir en haleine jusqu’à son final crispant. Dans la terreur où dans l’affrontement face à Myers, elle reste constamment crédible et détient dans son jeu une part de la réussite de ce film. Donald Pleasence, aujourd’hui décédé, restera à jamais le Docteur Samuel Loomis. Présent dans presque chacun des Halloween, il est le seul a connaître le tueur presque intimement et viscéralement. Il réussi à rendre parfaitement crédible son personnage et ce malgré certains passages assez mal écrits dans le scénario. Avec un autre acteur, le film aurait perdu une grosse partie de son impact, car Myers et Loomis sont étroitement liés ! Une relation obsessionnelle qui finira par conduire Loomis au bord de la folie….car ses convictions ne seront jamais vraiment acceptées par les autres protagonistes.

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Mais que serait ce film sans l’incroyable musique composée par John Carpenter ?
Probablement qu’il n’aurait pas eu cet impact auprès du public. Le thème principal, pourtant d’une simplicité incroyable, résonne comme un chant funèbre quand il se fait entendre. Aujourd’hui encore, sa présence est inévitable dans toute suite ou remake de son film. Au même titre que L’Exorciste, Indiana Jones ou La Guerre des Etoiles, ce morceau figure parmi les moments musicaux les plus marquants de l’histoire du cinéma.
Mais il serait injuste de résumer la trame musicale du film a ce seul thème, tant la bande originale de Carpenter est une réussite.
Chaque scène du film a droit à un accompagnement musical absolument en adéquation, a ce que projette les images, mais elle contribue grandement a créer son ambiance particulière et à garder constante la tension du métrage !

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Au final Halloween est tout simplement un véritable chef d’oeuvre du cinéma horrifique. Une représentation du mal absolument terrifiante maîtrisée de bout en bout par l’un des plus grand réalisateur de ce genre. Une réussite graphique de chaque instant, aidée par des acteurs inspirés et sublimée par sa célèbre musique. Une oeuvre dont le temps n’exerce aucun poids et qui génère une admiration sans bornes de millions de fans a travers le monde et dont je suis fier de faire partie…..

A jamais les noms de Michael Myers, Laurie Strode, Docteur Loomis et John Carpenter resteront liés intimement a la fête d’Halloween…

PROM NIGHT, LE BAL DE L’HORREUR (2008)

31 juillet 2008

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PROM NIGHT, LE BAL DE L’HORREUR
(Prom Night)

de Nelson McCormick (2008)

avec Brittany Snow, Johnathon Schaech, Jessica Stroup, Kellan Lutz, Jana Kramer, Brianne Davis, Kelly Blatz, Rachel Specter, Joshua Leonard, Idris Elba, Debbie Entin, Dana Davis, Scott Porter, Jessalyn Gilsig, Gus Lynch

Trois ans après le massacre de sa famille par un dangereux psychopathe, Donna a enfin repris une existence normale et se prépare à vivre la soirée la plus importante de l’année : le bal de promo du lycée. Ce qu’elle ignore, c’est que Richard Fenton, le tueur, s’est échappé de l’asile pour la retrouver…Le détective Winn se lance à sa poursuite pour éviter le pire, mais Fenton a de l’avance. Alors que la fête bat son plein, le tueur passe à l’attaque…

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Ce Prom Night est vendu comme le remake du fameux Bal de L’Horreur, slasher classique des années 80 avec comme actrice principale Jamie Lee Curtis, mais au final il n’entretient qu’un seul rapport : le bal.Si dans l’original on avait se trouvait bien dans un slasher, ici on lorgne du côté du film de sérial killer.Dès les cinq premières minutes on nous dévoile l’identité du tueur et les motivations de ces agissements : un prof tombé follement « amoureux » d’une de ses élèves et qui sombre dans une folie assassine pour parvenir à ses fins.

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Avec cette idée qui pouvait donner un côté sexuel voir malsain au film, on pouvait s’attendre à de bons moments dérangeants. Malheureusement, ce n’est qu’un vulgaire prétexte pour justifier (et pas toujours en fait) les agissements du tueur.

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Du coup pour le suspens on repassera, car tout le long du métrage, on sait parfaitement où le dangereux maniaque se trouve. Ainsi quand une victime potentielle s’aventure dans un endroit où il se trouve on devine aisément la suite.Et le comble est que l’assassin tue tout ce qui passe à portée de lui, avec un lien ou pas avec sa quête vengeresse. De pus il tue exclusivement avec un petit poignard, sans jamais varier le plaisir du spectateur et comme le film est clairement destiné à un public adolescent, ces meurtres sont excessivement peu sanglant pour ne pas dire pas sanglant du tout…

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Pourtant l’entame du film est plutôt réussie, le réalisateur parvient à installer un climat pesant, les acteurs tiennent bien leur rôle et la première intervention du tueur et assez convaincante.
Mais passé cette première demi-heure agréable, le film s’enfonce lentement mais sûrement dans une torpeur entretenue par d’incessantes conversations sans intérêt entre ados et des scènes à répétition sensées nous effrayer : chaque fois qu’un protagoniste se retrouve face à un miroir, le réalisateur trouve bon de nous faire croire que le tueur va surgir derrière sa victime. Bien entendu cela ne se produit pas…

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Pourtant ici où là on trouve une scène bien amenée et plutôt bien réalisée mais finissant quasiment à chaque fois par un mauvais choix scénaristique et faisant immanquablement retomber le peu de tension ressentie par instant.
Et ce n’est pas le final complètement idiot et totalement prévisible qui sauvera ce film du naufrage.

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Au final ce Prom Night 2008, n’entretient qu’un très vague rapport avec l’original plutôt raté mais aussi incroyablement que cela puisse paraître, ce remake est encore plus mauvais. Y a pas à dire, y sont forts nos amis ricains !

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